Quilatoa

Se rendre au Quilatoa à partir de Chugchilan ne représente pas une grande distance, mais le dénivelé est important et la route est de terre battue avec les habituels cailloux. Rien de très tentant, sauf que les paysages sont superbes.

Emilie-Anne adore les chevaux et elle était vraiment motivée à monter à cheval au cours du voyage. Elle a tout de suite vu l’enseigne pour le chevaux à louer chez Mama Hilda et nous avons décidé de troquer nos selles de vélos pour celles des chevaux le temps de se rendre au Quilatoa. Pour que nos vélos fassent quand même le voyage, nous avons réquisitionné un pick-up et James et Megan, les américains rencontrés à l’auberge accompagneront nos vélos jusque là-haut.

Nous quittons donc l’auberge avec notre guide Segundo, un agriculteur du coin, et nos chevaux Bayo et Cannelo. De Chugchilan, à 3200 mètres d’altitude, nous descendrons 200 mètres, puis remonterons 1000 mètres. Les chevaux sont petits, mais ils ont de la puissance car nous galoperons presque 50% du trajet! Le chemin serpente à travers les montagnes, avec souvent un précipice de plusieurs centaines de mètres sur un côté. Il faut avoir confiance au cheval qui galope à quelques mètres du bord! Je suis un peu craintif au début, mais ce n’est pas difficile de rester assis sur ces petits chevaux, même au galop. Ne pas être sur nos vélos nous permet d’apprécier encore plus le paysage, qui est à couper le souffle!

Notre guide trouve Emilie-Anne bien drôle quand elle lui explique que je n’ai pas de fesses pour absorber les chocs à cheval. D’ailleurs, je ne m’en suis pas encore remis! J’aime mieux ma selle de vélo!

Nous franchissons les 13,5 kilomètres en 2h15, ce qui est une bien meilleure moyenne que ce que nous aurions pu faire à vélo sur ce type de terrain. Le village situé à côté du cratère est un peu décevant; on y trouve surtout des petits hôtels pour tous les budgets, des petits magasins d’artisanat et des petits magasins où tout est hors de prix. C’est trop touristique et on sent que tout le monde est là pour faire de l’argent. Nos vélos et nos bagages sont déjà sur place à notre arrivée; merci James et Megan!

Il fait incroyablement froid, autour de 12 degrés Celcius et un vent à écorner les boeufs. Nous entreprenons de descendre dans le cratère vers le lac, une descente qui semble faire 150-200 mètres vue du haut. Le sentier est bien aménagé au début, mais devient de plus en plus difficile. Le lac est énorme et les montagnes autour sont escarpées, mais pour une raison ou une autre, nous n’arrivons pas à nous émerveiller devant ce paysage. Finalement, ce sont 380 mètres de descente jusqu’au bas!

Nous prenons un moment pour nous reposer sur la plage, ou la température est beaucoup plus agréable qu’en haut, je dirais autour de 20 degrés, et sans vent. Nous commençons à avoir faim, mais il n’y a rien en bas… Que des gens qui louent des chevaux et des mules pour remonter! À 8$ par personne, c’est un peu cher et nous décidons de remonter à pied. C’est pénible! Nous arrêtons à tous les 15-20 mètres d’altitude pour récupérer un peu et c’est complètement crevés que nous arrivons en haut. Nous achetons de quoi grignoter dans un petit magasin, ce qui nous coûte l’équivalent de deux repas complets dans un village non-touristique…

Au souper, nous sommes trop contents de voir entrer dans l’auberge Axel, Marie et Joanna, des amis rencontrés à la casa de ciclistas de Tumbaco! Ils viennent de débarquer de l’autobus après avoir laissés leurs vélos à Latacunga, au sud. Nous nous rejoignons enfin!

Quand vient le temps de se coucher, il fait 10 degrés dans la chambre et nous n’avons pas pris la peine d’allumer le petit foyer… C’est donc sous environ 30 centimètres de couettes en duvet que nous dormirons!

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The distance from Chugchilan to Quilatoa isn’t very long (about 13km), but it is made of steep climbs on dirt paths with the usual rocks and sand. Nothing very tempting, although the scenery is beautiful.

Emilie-Anne loves horses and she really wanted to ride during the trip at some point. She immediately saw the sign “horses for rent” at Mama Hilda and we decided to trade in our bicycle saddles for horse saddles for the ride to Quilatoa. To avoid being mount-less in Quilatoa, we arranged for our bikes to make the trip in the back of a pickup, with James, Megan and Gorge.

We left the inn with our guide Segundo, a farmer from the area, and our horses : Bayo and Cannelo. From Chugchilan, at 3200 meters altitude, we descended 200 meters and went back up 1000 meters all in all. The horses are small, but still powerful  because we galloped almost half the way up the climb to 3900m!  The road was a winding old path through the mountains, usually with a side promising a deadly drop for a few hundred meters. We have faith in our horses, even though it could be terrifying. I’m a little apprehensive on the saddle at first, but it is easier to maintain the posture while galopping  on these small horses. With the horses doing most of the work, we can appreciate the landscape even more than usual: its breathtaking!

Our guide finds Emilie-Anne hilarious when she says that I have no butt to absorb shocks on horseback. Its true that I’m still recovering from that ride… I prefer my bike seat!

We cross the 13.5 km in 2:15, which is much better than what we could have done on our bikes in this terrain. The village next to the crater is a bit of a disappointment, because it is nothing but small hotels, craft shops and other touristy shops where everything is overpriced. It is too touristy and we feel that everyone wants to rip us off… Thankfully, our bikes and our panniers are already there when we arrive, thank you James and Megan!

It is pretty cold, around 12 degrees Celsius and a “cattle dehorning” wind. (too funny of a translation error to not keep that in). We descend into the crater towards the lake, which seems to be 150-200 meters deep. The trail is misleading as it starts out all nice and well laid out at first, but becomes increasingly difficult, including crevasses and sandpits on 15% inclines… The lake is huge and the surrounding mountains are steep, but for one reason or another, we fail to marvel at the scenery, possibly because of the cloud cover. Finally, we realize it was 380 meters down to the bottom!

We take a moment to relax on the beach, the temperature is much nicer than the top, I would say around 20 degrees and no wind. We stupidly neither had lunch nor brought anything to eat and so we get hungry, but there is nothing to eat here … Except  people offering  horses and mules back up! At $ 8 per person, it is a bit expensive and so we decide to walk back. It was quite the drudgery. We have to stop every 15-20 meters to recover a bit and are completely dead when we get back up. Weary of all the tourist traps, we head to a small tienda to get some nourishment but still end up paying the equivalent of two full meals in a non-tourist village for a bottle of coke and some cookies.

At supper, we’re ridiculously happy to see Axel enter the hostel we’re staying in, Marie and Joanna follow soon after. They are friends we met at the casa de ciclistas de Tumbaco! They came by bus after having left their bikes in Latacunga, south of the Quilatoa. Finally, we meet again!

When it comes time for bed, it’s 10 degrees in the room and we did not bother to make a fire in the small fireplace … We decide to take the conforter from the second bed in the room and put it on top of our bed.  It is under at least 12 inches of down comforters that we sleep!

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