Puyo – Macas

Nous savions que ce serait une longue journée de vélo pour nous rendre de Puyo à Macas.  Nous souhaitions partir tôt, vers 8h30.  Malheureusement, nous avons pris du retard sur notre plan, un peu a cause du déjeuner de l’hôtel qui a été long (et qui était seulement servi à partir de 8h00) et de mon désir de prendre un vidéo de l’endroit avant de  partir.  C’est donc vers 10h45 seulement que nous sortons de Puyo, sous la pluie, après avoir acheté de quoi dîner, puisqu’il semblerait qu’il n’y ait pas grand chose sur cette route.  Très tard donc pour faire une journée de plus de 125 kilomètres!

Nous protégeons les sacoches de vélo contre la pluie et nous mettons nos imperméables.  Au début, la pluie est légère et cesse souvent de tomber.  Nous laissons donc tomber les imperméables assez rapidement; de toute façon la pluie est assez chaude…  Tant pis, nous serons mouillés!

La topographie est radicalement différente de celle qu’on retrouve dans la cordillère comme telle.  Ici, pas de montées interminables, mais plutôt des vallons qui se ressemblent beaucoup.  On descend, on traverse une rivière et on remonte de l’autre côté! C’est donc assez rapidement que les kilomètres défilent au début, mais bientôt la pluie nous ralentit.  Il pleut des cordes et c’est un peu désagréable: nos vêtements et souliers sont complètement imbibés.  Nous arrêtons donc sous un petit toit qui sert d’arrêt d’autobus et nous jasons un peu avec un local qui attend justement son bus.  Les minutes passent, mais la pluie tombe toujours autant, sinon plus!  Je commence à avoir le goût de partir, parce qu’il reste beaucoup de distance à faire…  Ce n’est pas tentant!

Nous partons finalement, sous une pluie aussi forte qu’avant.  Toutefois, ça se calme un peu et nous roulons encore jusqu’à un petit village où nous mangeons notre lunch attablés devant un petit magasin (sous un toit!).  Il pleut encore beaucoup lorsque nous finissons notre dîner et nous patientons encore un peu.  Tant pis, ça ne diminue pas! Nous prenons notre courage à deux mains et nous reprenons la route.

Peu après, ça se calme enfin! Nous traversons la rivière Pastaza, la plus profonde des descentes de la journée, suivie d’une montée aussi intense.  Ensuite, il y a une deuxième rivière d’importance à franchir avant d’attaquer un faux-plat assez long.

Nous sommes poursuivis par de nombreux chiens qui n’entendent pas à rire sur cette route.  Heureusement, les pires cas sont encore une fois en descente et nous nous en tirons assez bien.  Dans un cas, j’ai un peu d’avance sur Emilie-Anne et au moment où je passe devant une maison, le chien me voit et décolle comme une fusée.  Je ne sais pas de quel type de chien il s’agit, mais il a du muscle!  Je roule 35-40 kilomètres heures en descente et il ne lâche pas.  J’avais la chance qu’il doive faire la distance de la maison à la route, ce qui n’est pas le cas lorsque Emilie-Anne arrive et que le chien est déjà au beau milieu de la route! Heureusement, elle réussit aussi à le semer.

Vers 17h, nous avons environ 80 kilomètres de faits et il nous reste encore une quarantaine de kilomètres, avec un faux-plat qui nous ralentit à 15 km/h.  Impossible d’espérer se rendre avant la noirceur (vers 18h-18h15 ici)! Nous commençons à faire du stop, mais il y a assez peu de circulation.  Les quelques camionnettes qui passent ne s’arrêtent pas et, après avoir demandé s’il y a un magasin proche à un ouvrier agricole, nous enfourchons nos vélos pour faire quelques kilomètres de plus.  Pas de magasin en vue, mais nous nous arrêtons finalement devant une maison où des gens sont attablés à l’extérieur pour manger et leur demandons si nous pouvons appeler un taxi (qui sont souvent des pick-ups dans ce coin-ci).  Les gens sont très accueillants et ils connaissent justement un ami qui a une camionnette.  Un coup de fil et 5 minutes plus tard, notre “lift” est sur place! On nous aide à embarquer les vélos et les sacoches et hop, on s’en va à Macas! Le conducteur est un politicien local qui a aussi travaillé en Europe par rapport à l’agriculture.  Emilie-Anne et lui ont une conversation qui dure jusqu’à Macas.  Je comprends bien, mais mon espagnol approximatif ne me permet pas de participer tellement!

Il nous emmène au centre ou nous trouvons facilement un hôtel abordable qui peut héberger nos vélos.  La majorité de notre matériel est sec, grâce aux sacoches imperméables, mais Emilie-Anne doit faire sécher le contenu de deux sacoches qui ne le sont pas.  Nos vêtements et nos souliers sont aussi détrempés et nous avons peu d’espoir que ça sèche avec l’humidité ambiante… On verra demain!

Nous soupons dans un petit restaurant du coin: poulet frit pour Emilie-Anne et Papi Gordo (frites, oeuf, saucisse, galette de boeuf et riz) pour moi.  Ça fait du bien!

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We knew it would be a long day of cycling for us from Puyo to Macas. We wanted to leave early, around 8:30. Unfortunately, we have fallen behind on our plan, partly because the hotel’s breakfast took a long time (and was only served from 8:00) and I wanted to take a video of the place before we left. So we get out of Puyo at 10:45, in the rain, having bought something for dinner, since it would seem that there is not much on this road. That’s a late start for a 125 kilometers day!

We protect the panniers against the rain and we put on our raincoats. At first, the rain is light and often stops falling. So we drop the raincoats fairly quickly, anyway the rain is warm enough … Too bad, we’ll be wet!

The topography is radically different from that found in the Cordillera as such. Here, no endless climbs, but smalls valleys which are very similar from one to the other. We descend, cross a river and climb back on the other side! This is quite fast and we are able to maintain a good speed at first, but soon the rain slows us down. It’s pouring and it’s a little uncomfortable: our clothes and shoes are completely soaked. We stop for shelter under a small roof that serves as a bus stop and we talk a bit with a local who’s just waiting for his bus. The minutes pass, but the rain is still falling as much or more! I want to leave because there is a lot of distance to cover today … Not tempting though!

We finally leave, in as strong as before rain. However, it calms down a bit and we manage to ride into a small village where we eat our lunch on the terrace in front of a small store (under a roof!). It’s still raining a lot when we finish our lunch and we wait a little longer. That rain doesn’t want to quit! We take our courage in both hands and we hit the road.

Shortly after, it’s finally better as the rain decreases! We cross the Pastaza River, the deepest descent of the day, followed by a climb as intense. Then there is a second important river to cross before attacking a very long slow climb.

We are pursued by many dogs that are serious in their attempts to catch us. Fortunately, the worst cases on downhills and we are doing pretty well to stay ahead of them. In one case, I got a little ahead of Emilie-Anne and when I passed a house, the dog saw me and took off like a rocket. I do not know what kind of dog it was, but it has muscle! I was riding 35-40 kilometers per hour downhill and it was going as fast. I was lucky that he had to cover the distance from the house to the road, which was not the case when Emilie-Anne showed up and the dog was already in the middle of the road! Fortunately, she also managed to get away.

Around 5PM, we have about 80 kilometers behind us and we still have to ride forty kilometers, with a small gradient that slows us down to 15 km / h. We cannot expect to be there before dark (around 6PM-6:15PM here)! We begin to hitchhike, but there is relatively little traffic. The few trucks that pass do not stop and after asking a farm laborer if there is a small store in the area, we get on our bikes for a few more kilometers. No store in sight, but we finally stop in front of a house where people are seated outside to eat and ask them if we can call a taxi (which are often pick-ups in this area). The people are very friendly and they happen to know a friend who has a truck. A phone call and 5 minutes later, our “ride” is on location! They help us to put the bikes and panniers in the truck and presto, we’re going to Macas! The driver is a local politician who has also worked in Europe in the field of agriculture. Emilie-Anne and him are having a conversation that lasts up to Macas. I understand what they are saying, but my broken Spanish does not allow me to participate so much!

He takes us to the center of town where we easily find an affordable hotel that can accommodate our bikes. The majority of our equipment is dry, thanks to the waterproof panniers, but Emilie-Anne has to dry the contents of two bags which are not. Our clothes and shoes are also soaked and we have little hope for them to dry with the ambiant humidity … We’ll see tomorrow!

We have dinner in a local restaurant: fried chicken for Emilie Anne and Papi Gordo (fries, egg, sausage, beef patty and rice) for me. It feels good!

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