Saraguro – Loja

Our third cycling day in a row brings us to Loja, from where we’re planning on busing across the border. After a breakfast of Mote (Saraguro-specific corn and eggs) and meat, we start packing up our stuff on our bikes in the hostel’s garage, when the manager comes to chat with us. Yesterday we talked a while as well, from Canada’s climate to Ecuador’s politics, it was a great conversation. He was very proud to tell us about how Saraguro is a very prosperous town, with many indigenous groups having a lot of money and building their new homes on the city’s outskirts, and bringing in lots of money to the city center. Saraguro is full of hard-working people, he was proud to say.

Today, he’s got another idea for us: there’s an alternative route to Loja. In 20km, we can get off the PanAm at San Lucas and take the old road to Loja. The advantage here is that we have less of a climb to get to Loja, because the road follows a river in a valley and switches valleys to get there. But its dirt road. He tells us he’d feel safer cycling through there because there are many people there, and that the way we came from Cuenca to Susudel and Saraguro was more frightening to him because of how isolated we were there. Its true that there was a lot of nothingness…

So with this possible alternative in mind, we star our journey. Uphill for 10km. Some sawtoothing action and then a descent to San Lucas. San Lucas was a pretty little village of indigenous people in beautiful costumes. We arrived around noon and while we ate our tuna, bread and yogurt, swarms of school-children were around us, though they didn’t show as much enthusiasm and curiosity as those from Susudel. The boys all have long hair and wear 3/4 pants, the girls have long skirts of black with a colorful underskirt of which we can see an inch peeking out under the black.

But soon enough, it was time to make our choice: the old road or the new road. We started by asking around if anyone knew of any possible blockages on the road. Because there might be some sort of impasse or landslide that hadn’t been cleared out. But the 2-3 people we asked said that there was nothing of the sort, that the road would take us to Loja, no problem. So we went off the pavement before the San Lucas bridge and turned left. And it was the best decision we ever could have made.

Suddenly, we were back in 1900, into this lush narrow green paradisiac valley. I was in love. Not only was this beautiful path following a turbulent river slowly downhill, but the people were lovely and friendly. Like, more than usual. It was just a circumstancial perfection of everything, because it trumped all other rides for me. I was in a mystical Shire-land. No, we didn’t try any local herb that day, it was just undescribably splendid. We wanted to cry when a young guy told us the was some sort of impasse. Impossible! We can go anywhere with a bike! So we kept going to see what it was about. They were installing a huge pipe to drain water away from the road. In the middle, a pile of mud in a stream replaced the road. But we were convinced there was a way around it, and sure enough one of the construction workers helped us lift our bikes up a side-hill and we gingerly push/pulled our bikes through the mud back down. It was totally worth it though, because the ride of awesomeness continued and we thoroughly enjoyed ourselves through the rest of the road to Loja, although Marc was worried for his laptop with the shaking from the offroading. But it was OK in the end.

In Loja, we made for the center and a hostel and a shower. When we turned into the garage, we saw some unexpected surprises: two bikes with child carriers in the back! We finally caught up to the Swiss family we’ve been hearing about for a couple of days! What a coincidence we ended up at the same hostel, because Loja has many!

After a shower, we get to a panini-café and have some awesome healthy paninis for supper, with fresh strawberry and raspberry juice!

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Saraguro’s church

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My breakfast Mote and my burned face

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The view from my hostel

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Th Shire

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Nice place for a home…. tucked away where two rivers meet

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Hobbiton

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This obstacle was a small price to pay for the awesome afternoon of biking

Notre troisième journée de vélo de suite nous amène à Loja, d’où nous prévoyons de partir par autobus pour traverser la frontière. Après un déjeuner de Mote (une spécialité locale de maïs et d’oeuf) et de viande, nous commençons à installer nos bagages sur nos vélos dans le garage de l’auberge, quand le propriétaire vient discuter avec nous. Hier nous avions parlé avec lui un bon moment du climat du Canada à la politique de l’Équateur: c’était une grande conversation. Il était très fier de nous raconter comment Saraguro est une ville très prospère, avec de nombreux groupes autochtones ayant beaucoup d’argent qui font construire de nouvelles maisons à la périphérie de la ville et qui apportent beaucoup d’argent au centre-ville. Saraguro est plein de gens qui travaillent dur et il est fier de le dire!

 Aujourd’hui, il a une autre idée pour nous: il y a un chemin alternatif pour aller à Loja. À 20km de Saraguro, nous pouvons quitter la PanAm à la hauteur de San Lucas et prendre l’ancienne route de Loja. L’avantage ici est que nous aurions moins de montée pour nous rendre à Loja, parce que la route suit une rivière dans une vallée, puis une autre vallée adjacente pour y arriver. C’est un chemin de terre. Il nous a dit qu’il se sentirait plus en sécurité à vélo par cette route parce qu’il y a beaucoup de gens qui habitent tout le long.  Il est vrai que la route de Cuenca-Susudel-Saraguro comportait beaucoup de sections en altitude qui sont très peu habitées …

Donc, avec cette alternative possible à l’esprit, nous avons entamé notre voyage. Montée sur 10km. Puis, une section en dents de scie, avant une descente vers San Lucas. San Lucas est un joli petit village du peuple autochtone dans de beaux costumes. Nous sommes arrivés vers midi et tandis que nous avons mangé notre thon, du pain et du yaourt, des groupes d’écoliers nous ont côtoyés, mais ils n’ont pas montré autant d’enthousiasme et de curiosité que ceux de Susudel. Les garçons ont tous les cheveux longs et portent le pantalon 3/4, les filles ont de longues jupes noires avec un jupon coloré duquel nous pouvions voir un pouce dépasser sous la jupe noire.

À la fin de notre dîner, il était temps de faire notre choix: l’ancienne route ou la nouvelle route. Nous avons commencé par demander autour si quelqu’un connaissait les embûches possibles sur la route. Car il pourrait y avoir une sorte d’impasse ou glissement de terrain qui n’aurait pas été réparé. Mais les 2-3 personnes à qui nous avons posé la question ont dit qu’il n’y avait rien de la sorte et que la route nous amènerait à Loja, pas de problème. Nous avons donc quitté la chaussée vers la gauche avant le pont de San Lucas. C’était la meilleure décision que nous pouvions prendre.

Soudain, nous étions de retour en 1900, dans cette vallée paradisiaque, étroite et d’un vert luxuriant. J’étais amoureuse. Non seulement ce beau chemin suivant une rivière turbulente est en pente douce vers le bas, mais les gens y sont charmants et chaleureux. Encore plus que d’habitude. Pour moi, tous ces facteurs qui se retrouvaient en simultané ont rendu cette portion du trajet exceptionnelle par rapport à tout ce que nous avons fait en vélo à date. J’étais dans le “Shire”, terre mystique. Non, nous n’avons pas essayé “d’herbe locale” ce jour-là, c’était juste splendide d’une façon indescriptible. Nous voulions pleurer quand un jeune homme nous a dit qu’il avait une sorte d’impasse plus loin sur le chemin. Impossible! Nous pouvons aller n’importe où avec un vélo! Donc, nous avons continué pour aller voir de quoi il s’agissait. Ils procédaient à l’installation d’un énorme tuyau pour évacuer l’eau loin de la route. Au milieu, un tas de boue et un ruisseau ont remplacé temporairement la route. Nous étions convaincus qu’il y avait un moyen de contourner cela et, avec l’aide d’un travailleur de la construction, nous avons monté à flanc de colline et descendu dans la boue pour traverser le chantier. Ça a valu la peine, parce que le paysage fantastique a continué de défiler sous nos yeux et on s’est bien amusés pendant le reste de la route vers Loja, bien que Marc était inquiet pour son ordinateur portable avec les vibrations inhérentes à une route de terre. Mais finalement, c’était OK.

À Loja, nous avons rejoint le centre et pris une chambre dans un hôtel avec de l’eau chaude pour une bonne douche. Quand nous sommes arrivés dans le garage, nous avons eu une surprise: deux vélos avec une vélo d’enfant attaché derrière et une remorque! Nous avions finalement rattrapé à la famille suisse, dont nous avons entendu parler dans les derniers jours! Quelle coïncidence de nous retrouver à la même auberge, parce qu’il y en a beaucoup à Loja!

Après une bonne douche, nous avons marché un peu pour trouver un petit café-restaurant qui servait de sains et délicieux paninis, que nous avons accompagnés de jus de fraises et de framboises fraîches!

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